lundi, août 14, 2006

Sur moi pesant

Quand je sens sur moi, pesant
Le regard de tous ces gens
Qui s’entêtent à se dire
Oh vous jeunes oiseaux
Restez tous bien au chaud
En vos nids de pacotilles.
Le temps n’est autre qu’un fardeau
Il vous courbera le dos
Et vous creusera de rides ;

C’est alors que je plante mon ancre
Que j’accroche mes rêves
Sur la nappe toute d’encre
Qui m’endors, qui m’apaise
Je reste immobile sur mon petit îlot
En narguant le ciel :
Où les vagues s’échouent-elles ?
Que je ne les suive pas
Moi je reste comme je suis
Je suis trop bien ici

Quand je sens sur moi, pesante
Dame Solitude, souriante
Qui s’entête à m’écraser
De tout son poids, en me soufflant
Qu’il viendra un jour
Où elle laissera mes ailes pousser
Mais que de douleur
Chaque être est apaisé
Soit l’instant ou il meurt
Soit celui ou enfin il consent
À naviguer au gré du courant

Je plonge alors en eaux troubles
Tête première dans un monde flou
Les vagues m’emportent au-delà
À leur suite, je vogue par leurs ébats
Aucunes attaches, je n’ai plus rien
Une éternelle suite de lendemains.
Je ne suis qu’une étincelle
Un infime grain de sel
Dans une mer terrible qui s’en fou.

Quand je sens en moi, pesant
Mon pauvre cœur en ballant
Qui me crie de décider
Alors je ne sais plus quoi rêver

2 commentaires:

Anonyme a dit...

J'aime le dessin. C'est une de ces images qui parle beaucoup... qui rends le texte précédent superflu. Bravo! ^^

Miss Tchouff a dit...

Ah ben... O_O Merci !!!